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Blog mis à jour: 30/11/2008 22:00
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LE PLAISIR

Jusqu'au 11 janvier 2009, le musée d’Art moderne de la Ville de Paris présente une rétrospective de l’œuvre de Raoul Dufy (1877-1953). Très présent dans les collections du musée, notamment par la monumentale « Fée Électricité » (1937), Dufy n'avait encore bénéficié d'aucune grande exposition dans une institution publique parisienne depuis sa mort en 1953.
Une réhabilitation de Raoul Dufy.
Le musée d’Art moderne de la Ville de Paris a rassemblé 120 peintures, 90 œuvres graphiques (dessins, gravures, livres illustrés), 25 céramiques, 30 tissus et quelques vêtements. Toutes ces œuvres proviennent de collections privées et publiques internationales. Cette rétrospective Raoul Dufy permet de reconsidérer une œuvre qui a beaucoup séduit ses contemporains mais qui, aujourd’hui, est souvent synonyme de virtuosité et de « légèreté », pour ne pas dire de facilité. Peut-être parce que, comme l'écrivait Gertrude Stein, en 1946 : « Raoul Dufy est plaisir »...
Un très grand « décorateur ».
Le parcours chronologique présente d'abord les années fauves (1906-1907) de l'artiste. La période suivante 1908-1912, montre un Dufy qui se passionne pour Cézanne, réduit sa gamme chromatique et géométrise les formes, jusqu’à la mise en place d’un style personnel qui procède de ses travaux décoratifs commencés en 1909-1910 et qui ne va pas cesser de s'épanouir durant l'entre-deux-guerres. Dufy se révélera par la suite un magnifique créateur de tissus pour Paul Poiret et Bianchini-Férier ainsi qu’un brillant décorateur de céramique grâce à sa collaboration avec le céramiste Artigas.
Vitesse, couleur, lumière.
Les vingt-cinq dernières années de sa vie (1938-1953) sont placées sous le signe de la vitesse, de la couleur et de la lumière. Les séries et variations infinies sur ses thèmes de prédilection (cargos, hommages aux musiciens, ateliers) constitueront un champ d'expérience qui lui permettront de renouveler une fois de plus sa technique picturale.
Raoul Dufy. Le plaisir.
Musée d'art moderne de la Ville de Paris
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885 le 28 novembre
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Ils sont fous ces Normands
A la fin de l'année 885, dans un contexte économique et politique particulièrement précaire, Paris se voit devenir la proie des Vikings. Le 28 novembre précisément, environ sept cents drakkars remontent la Seine et mettent la capitale à sac. Leur objectif, à terme, est de gagner la Bourgogne, destination qu'ils atteindront sans difficulté, et pour cause : l'empereur et roi de France Charles le Gros, loin de leur opposer résistance, fera même pression sur les Parisiens pour qu'ils laissent les Vikings agir à leur guise.
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Le cinéma main dans la main
LE FESTIVAL DES 3 CONTINENTS
Propos recueillis par Aurélie Louchart pour Evene.fr - Novembre 2008
Du 25 novembre au 2 décembre se tient à Nantes la 30e édition du Festival des 3 Continents. Une semaine dédiée au 7e art asiatique, africain et latino-américain sous toutes ses formes avec pour but de découvrir ces cinématographies méconnues. Une réussite pour une manifestation qui a été parmi les premières à révéler les talents de Hou Hsiao-hsien ou Wong Kar-wai.
Les 3 Continents, un festival de plus ? Au fil d'un entretien avec le directeur général, Philippe Reilhac, on comprend que cet événement se distingue par son approche résolument moderne. Cette manifestation apparaît comme le point d'orgue d'un travail de fourmi quotidien. Plutôt que d'apporter un simple soutien financier, une vitrine de quelques jours ou une aide clé en main aux cinéastes du Sud, le Festival des 3 Continents s'implique tout au long de l'année à leurs côtés. Il s'inscrit dans la tendance contemporaine d'aide aux pays du Sud et signe sa singularité - donc sa survie - parmi une multitude d'événements. Il fait aussi un pari sur l'avenir : en soutenant de jeunes espoirs des cinémas du Sud, les organisateurs tablent sur leur fidélité au festival lorsqu'ils seront reconnus et assurent ainsi la pérennité de la manifestation. Enfin, s'il séduit les professionnels, les 3 Continents reste plébiscité par un large public nantais. C'est sans doute là sa plus grande réussite : l'alliance d'un soutien intelligent aux pays du Sud à un événement cinématographique populaire de qualité.
Comment allez-vous marquer la 30e édition du festival ?
On avait vraiment envie de fêter cet anniversaire mais on ne voulait pas que ce soit simplement un événement nostalgique. L'idée était de célébrer les cinémas d'hier mais aussi ceux d'aujourd'hui. On a donc décidé de projeter les films qui ont gagné le Grand Prix durant les vingt-neuf précédentes éditions. Les quatre réalisateurs qui ont gagné deux fois cette distinction offriront aux festivaliers un montage d'images inédites de vingt minutes. Il y aura en plus des films inédits en compétition et hors compétition, et puis un focus sur le cinéma équatorien. On rendra aussi hommage au cinéaste taïwanais Edward Yang. Décédé l'an dernier, il était venu plusieurs fois au festival et il y avait un vrai lien d'amitié entre lui et les fondateurs des 3 Continents, Alain et Philippe Jalladeau. La manifestation sera aussi marquée par une sélection jeunesse ou des courts métrages.
La programmation promet une multiplicité des genres et des formats. Une manière de capter un plus grand public pour ce festival exigeant ?
Dans les cinémas des pays du Sud, il n'y a pas uniquement des choses difficiles d'accès. Certes, il y a des petits films ouzbeks très pointus mais il y a aussi des blockbusters coréens qui font plusieurs millions d'entrées. On a donc fait une programmation de films de genre, gore ou fantastique. Ca permet de toucher des publics différents, et peut-être même des publics qui n'ont pas l'habitude de fréquenter les 3 Continents. On espère que ces films populaires pourront leur donner envie d'accéder aux autres programmes du festival. De manière générale, on essaie d'amener les cinémas du Sud aux personnes qui n'ont pas le réflexe de se tourner vers ceux-ci. On fait notamment une opération avec le centre hospitalier de Nantes. Chaque soir pendant le festival, on présentera aux patients un film sélectionné sur le circuit interne de l'hôpital, dans leur chambre. On a aussi monté une opération avec les populations des quartiers et avec les détenus de la maison d'arrêt.
Pourquoi trois continents et non cinq ? Qu'est-ce qui justifie cet ostracisme envers l'Europe et l'Océanie ?
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Les cinémas d'Asie, d'Afrique et d'Amérique du Sud étaient particulièrement sous-représentés et méconnus lors de la création du festival en 1979, les fondateurs ont donc choisi ces trois continents. Plus on avance dans le temps, plus on a tendance à déborder, notamment vers les anciennes républiques soviétiques ou l'Amérique centrale. Ce sont des cinématographies qui sont un peu à la marge de la zone prévue au départ mais l'idée maîtresse est de consacrer un événement à des cinémas fragiles ou à découvrir, sans qu'il y ait de frontière exacte. Si c'est intéressant pour les festivaliers, tant pis si ça ne fait pas stricto sensu partie des trois continents.
Montrer des cinémas méconnus est la motivation première des 3 Continents mais on trouve désormais ces cinémas du Sud dans de nombreux festivals. Le concept de votre événement n'est-il pas un peu dépassé ?
Bien sûr, et c'est formidable ; on ne revendique pas l'exclusivité. Il n'empêche que notre festival a vraiment participé à l'éclosion de ces cinémas et surtout à leur visibilité. Aujourd'hui, le festival n'a plus le rôle qu'il avait dans le passé mais tout un travail reste à faire. Il reste encore de nombreuses cinématographies méconnues : kirghize, turque, indonésienne, panaméenne, éthiopienne, érythréenne… On explore des pistes. Il y a des cinémas qui se font dans ces pays-là mais qui n'arrivent pas à atteindre les écrans. A nous de les débusquer et les mettre en avant.
Le festival essaie-t-il de soutenir ces cinémas des trois continents en dehors des quelques jours de la manifestation ?
Depuis plusieurs éditions, il y a une volonté de compléter le festival par des actions qu'on mène tout au long de l'année. On gère notamment deux fonds d'aide à la production pour des jeunes cinéastes du Sud. On soutient ainsi la production de courts métrages africains, et le cinéma en zone Afrique Caraïbe et Pacifique. En plus de ces aides, on anime le pavillon des cinémas du Sud au Festival de Cannes. On s'occupe d'une cinquantaine d'invités, de leur accès au marché du film, on organise des tables rondes pour discuter des problèmes rencontrés par ces cinématographies. Ponctuellement, on monte aussi des opérations autour de films qu'on a soutenus. On essaie d'accompagner les cinéastes du Sud aux différentes étapes de développement de leur film. L'idée est d'être présent, d'être un soutien mais pas du tout de se substituer à eux.
Le festival propose des ateliers 'Produire au sud'. En quoi consistent-ils ?
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Ce sont des ateliers de formation pour jeunes réalisateurs ou producteurs des pays du Sud. Ils se tiennent en marge et pendant le festival, à Nantes et à travers le monde. La plupart des festivals font des plateformes de coproduction : ils sélectionnent des films en développement et font venir quelqu'un pour le représenter pour qu'il rencontre d'éventuels financeurs. Nous, nous nous positionnons en amont, au moment où le film est à l'état de projet et où le cinéaste étranger pense qu'il pourrait éventuellement faire appel à de la coproduction. On l'invite à participer à un atelier pour lui donner les bases de ce système. On y explique ce qu'est la coproduction internationale, comment convaincre des financeurs éventuels, on lui apprend à défendre son projet. Ca peut aller jusqu'à revoir le plan de financement, lui donner des bases juridiques sur les droits d'auteur, éventuellement des consultations sur la réécriture du scénario si on juge qu'il n'est pas assez abouti ou susceptible d'intéresser un public étranger. Nous sélectionnons une dizaine de projets de films avec un vrai potentiel international chaque année pour ces ateliers. C'est un vrai rendez-vous professionnel qui marche très bien. Plusieurs films passés par 'Produire au Sud' étaient d'ailleurs sélectionnés au dernier Festival de Cannes.
Le festival en lui-même n'est donc qu'une infime partie du projet des 3 Continents ?
Avec le nombre de festivals qui se sont développés et les difficultés que l'on a à financer ce genre d'événement, un festival ne peut continuer à prétendre exister seulement sept jours dans l'année. Il ne peut plus se contenter d'être un simple plaisir de spectateurs. Il faut qu'il apporte un vrai soutien aux films qu'il souhaite mettre en avant et auxquels il croit, et ce tout au long de l'année. Le festival c'est vraiment la vitrine, l'aboutissement d'un travail et je pense que c'est ce qui le rend intéressant.
Propos recueillis par Aurélie Louchart pour Evene.fr - Novembre 2008
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Festival des Trois Continents
Lieu : Nantes du 25 Novembre 2008 au 2 Décembre 2008
Cinémas d'Afrique, d'Amérique latine et d'Asie
Cette année encore, le Festival des Trois Continents propose de découvrir 80 à 100 films d'Afrique, d'Amérique latine et d'Asie. Pour cette nouvelle édition, le festival maintient une compétition unique mêlant fictions et documentaires et un seul jury international chargé de décerner les prix. Cette année, ce sont seize longs métrages inédits en France qui seront présentés en exclusivité et qui concourront pour la Montgolfière d'or. De plus, à l'occasion de ses 30 ans, le festival diffusera la totalité des Montgolfières d'or, soit 38 films, en présence de certains de leurs réalisateurs. Dans ce cadre, Hou Hsiao-hsien, Amir Naderi, Abofazl Jalili et Jia Zhang-Ke, qui ont obtenu à deux reprises ce prix, seront présents. Enfin, un hommage au réalisateur taïwanais Edward Yang est aussi au programme, dans le cadre d'une rétrospective de l'intégralité de ses films. Sans oublier les avant-premières, la sélection hors compétition, des séances découvertes au cours desquelles seront projetés en copies neuves, certains des chefs-d' oeuvre du cinéma mondial, un focus sur les cinématographies d'ailleurs qui se penchera cette année sur les cinémas lybien et équatorien, un zoom sur les cinémas fantastiques, d'horreur et / ou de cinéma gore, des courts métrages, la sélection Continent J, de la vidéo et des arts plastiques, des expositions...
Le cinéma main dans la main
Du 25 novembre au 2 décembre se tient à Nantes la 30e édition du Festival des 3 Continents. Une semaine dédiée au 7e art asiatique, africain et latino-américain sous toutes ses formes avec pour but de découvrir ces cinématographies méconnues. Une réussite pour une manifestation qui a été parmi les premières à révéler les talents de Hou Hsiao-hsien ou Wong Kar-wai.

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5 en 1
LA COLLECTION GUGGENHEIM A BONN
En provenance des collections des musées Guggenheim, mais dont la majorité revient à celle du musée de New York, 200 oeuvres sont exposées à Bonn : de Kandinsky à Matthew Barney, cet aperçu constitue une exposition vertigineuse et remarquable tant par les courants artistiques représentés que par les noms qu'elle réunit.
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Quel est le lien entre Matthew Barney, Richard Serra, la ville de Bonn et la collection Guggenheim ? En effet, Matthew Barney dans une séquence de 'Cremaster 3', incarne The Entered Apprentice, une figure de l'initié qui évolue dans le Guggenheim de New York et qui rencontre le sculpteur Richard Serra. Ce dernier y réalise une projection de vaseline liquide qui dans son écoulement signifie alors une mesure du temps… De façon plus évidente c'est au musée fédéral d'Allemagne et au Kunstmuseum de Bonn, que l'on peut voir dans le premier des sculptures de Richard Serra, et une salle dédiée au Cremaster Cycle de Barney dans le second. Réunissant 10 % de la collection Guggenheim dans une présentation permettant un voyage à deux dimensions : voyage dans de l'art du XXe et début XXIe, et voyage dans la collection Guggenheim. Cela n'avait encore jamais été réalisé.
Guggenheim New York
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La collection initiée par Solomon R. Guggenheim prendra son envol à partir de 1920, date où l'ancien industriel devient le principal mécène de l'art non figuratif, pour s'officialiser davantage en 1937 avec la création de la Fondation Guggenheim. La réalisation du musée de New York prendra plusieurs années entre la décision du projet à partir de 1943, le début des travaux, dès 1951, d'un chantier qui s'écoulera sur 10 ans et dont l'architecte Franck Lloyd Wright décédera 6 mois avant la fin de la construction du fameux édifice à la rampe en hélice dont l'ascension s'étire harmonieusement sur 400 mètres.
Même si Berlin a son propre Guggenheim, l'exposition temporaire organisée à Bonn est à considérer, avec le voyage des oeuvres qu'elle a impliqué, comme un retour et un hommage à Hilla Rebay : née en 1890, ayant étudié à Cologne, Paris, Munich et Berlin, elle partira en 1927 aux Etats-Unis où elle rencontrera Solomon R. Guggenheim pour devenir sa conseillère particulière dans les acquisitions d'oeuvres d'art, développant et promouvant cette collection.
Sont à considérer trois apports majeurs : le leg de Justin K. Thannhauser qui en 1963 apporte 75 oeuvres impressionnistes et post-impressionnistes. Puis, en 1991 la collection Panza di Biumo et ses 300 oeuvres minimalistes (période 1960-1970), ainsi que l'apport de 200 oeuvres de Robert Mapplethorpe par la fondation du même nom.
Les extensions du musée de New York
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L'un des commissaires de l'exposition de Bonn, Thomas Krens, n'est autre que l'actuel directeur de la Fondation Guggenheim, qui a aussi dirigé le musée de New York pendant 17 années (1988-2005). La politique artistique du Guggenheim a trouvé avec lui le principe de ces antennes que constituent les autres musées Guggenheim, une extension à l'échelle mondiale en somme. Mis à part celui de Venise, qui revient à Peggy Guggenheim (la nièce de Solomon), c'est sous son mandat qu'a eu lieu la réalisation du musée de Bilbao, incontestable par sa réussite, auquel s'est ajouté dans la foulée mais avec moins de succès celui de Berlin. Enfin, à Las Vegas dans l'hôtel Venetian se trouve le petit musée de l'Hermitage Guggenheim, où des oeuvres majeures des deux institutions sont présentées. Bientôt, ce sera Rio de Janeiro (2007) et Abou Dhabi (2011). Cette politique d'ouverture a connu avec l'exemple de la réalisation de Bilbao d'heureux moments, mais tout n'a pas été auréolé de gloire par cette réussite : les échecs en 2003 de l'annexe downtown de Soho, la fermeture du musée de Las Vegas puis de son site internet virtuel, le rappellent (celui a être resté ouvert est le musée de l'Hermitage Guggenheim évoqué plus haut). Iconoclaste il a fait de Guggenheim une marque, une franchise muséale en somme : à titre d'exemple, l'antenne de Bilbao avait déboursé à son ouverture 20 millions de dollars afin de pouvoir exposer sur 30 ans la collection Guggenheim. (source L'Expansion 26/06/1995)
L'exposition de Bonn résulte du système Guggenheim qui permet par la rotation de ces expositions temporaires une meilleure visibilité des oeuvres, ou bien encore de créer des dialogues entre collections, comme lors de l'exposition 'Rendez-vous' où des oeuvres du centre Pompidou avaient rejoint celles du Guggenheim de New York (16 octobre 1998 - 24 janvier 1999). Efficace, ce système génère de la notoriété à moindre coût dans la mesure où les investissements sont toujours assumés localement, à quoi s'ajoute une publicité accrue de la collection.
Les collections Guggenheim
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La présentation de Bonn trouve en son début, dans 'A Temple of the Spirit', par les photographies grands formats qui tapissent les murs, l'évocation de l'ambiance du Museum of Non-Objective Painting inauguré en 1939 à New York dirigé par Hilla Rebay et présentant la collection d'art abstrait de Solomon Guggenheim. Au point de départ historique coïncide celui du parcours du visiteur. Si la moquette grise est présente, il n'y manque que la diffusion de musique classique et celle d'encens pour être fidèle à l'atmosphère de l'époque. Cette salle met en regard deux oeuvres du couple Rebay-Bauer, et ici s'écrit une page importante de l'histoire Guggenheim, avec son verso singulier ; la collection des oeuvres de Bauer (impulsée par son épouse) est la plus importante au monde… Naturellement on trouve après une salle consacrée à Kandinsky là aussi la collection la plus importante au monde (avec plus de 190 pièces) où l'on peut voir 'Peinture avec bords blancs' (1913). Vient ensuite la collection Thannhauser (acquise en 1963 elle a notamment enrichi la période avant l'abstraction), et l'apport de Peggy Guggenheim. Guggenheim est marqué par l'ouverture en 1938 de sa galerie londonienne (la réalisation de Frederick Kiesler, excluait les cadres et suspendait les oeuvres hors des cimaises), et l'entrée en 1949 de sa collection au sein du palais Venier dei Leoni, formant la Fondation Peggy Guggenheim (le Guggenheim de Venise). Figure dans cette salle 'Le Soleil dans son écrin' (1937) de Tanguy dont l'énigmatique paysage fascinait autant qu'il inquiétait Peggy Guggenheim. A noter : en 1977 le centre Pompidou avait reconstitué la galerie de Peggy Guggenheim 'Art of this Century'. Ainsi enrichie et façonnée cette collection privée est constituée de collections successives liées à des choix esthétiques individuels.
Les salles suivantes permettent des dialogues entre les oeuvres, ainsi Picasso et Braque, Picasso dont la 'Femme aux cheveux jaunes' (1931) n'est autre que Marie-Thérèse Walter, maîtresse de l'artiste, ayant aussi charmé les conservateurs puisqu'elle est présente sur l'affiche de l'exposition. Viennent ensuite Mondrian et Brancusi, Ellsworth Kelly et Tony Smith. Est rappelé ensuite le rôle de Peggy Guggenheim dans l'acquisition d'oeuvres rattachées aux courants avant-gardistes européens : elle est présente dans l'espace dédié aux surréalistes qui réserve avec les suivants d'heureuses rencontres avec la scène artistique d'après-guerre. Figuration en Europe, et abstraction aux Etats-Unis : pour le premier courant, la salle numéro 10 qui lui est consacrée, expose entre autres en son volume réduit, pas moins de deux Giacometti , dont 'Le Nez' (1947) et un triptyque de Bacon, 'Trois études pour une Crucifixion' (1962).
L'exposition de Bonn a rendu possible ce qui n'avait encore pu l'être : ses cimaises offrent une présentation sans pareille de l'art minimaliste, complétée par une salle Richard Serra : on y voit notamment 'Strike : to Roberta and Rudy' (1969-1971). Difficile de la manquer puisque dans les 6 tonnes de sa pleine matérialité, la pièce révèle paradoxalement un fragile équilibre de nature à créer une expérience physique troublante (photo ci-contre). Ensuite, une halle expose des oeuvres des années 1970 interrogeant le rapport espace / lumière avec Bruce Nauman, 'Green Light Corridor' (1970), Dan Flavin, 'An Artificial Barrier of Blue, Red and Blue Fluorescent Light' (1968), ou encore Robert Morris 'Untitled (Labyrinth)' (1974) dont la découverte du labyrinthe monumental ne sera permise qu'à un seul visiteur à la fois, favorisant ainsi dans ce volume (488 X 1097 cm) le ressentir de l'exiguïté, de la sinuosité, qui participent à l'absence de visibilité et à une certaine tension dramatique pendant le parcours. Le Pop Art clôt ce voyage : Roy Lichtenstein bien entendu, Warhol aussi, et James Rosenquist dont le travail sur l'échelle (350 x 1460) au regard du volume de la salle reste conséquent, avec 'The Swimmer in the Econo-mist' (1997) dont l'acuité des couleurs mêlée aux déformations concentriques et tubulaire nous happent.
Le Kunstmuseum
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On trouve à travers les réalisations de neuf artistes un regard sur la création contemporaine, en Europe et aux Etats-Unis, dans sa capacité à interroger l'identité humaine et spatiale. Présentation multi-écrans du 'Cremaster Cycle' de Matthew Barney (2003), puis vidéo de Douglas Gordon 'Through a Looking Glass' (1999) qui met en miroir la scène de 'Taxi Driver' où Travis Bickle se demande "You're talkin' to me ?" : le dispositif de vidéo décalée, répond par l'écho à sa propre question (vidéo à la Fondation Lambert dans le cadre de son exposition 'Figures de l'acteur'). Un espace conséquent est dédié à l'artiste espagnol Bernardi Roig, dont les sculptures évoquent un Phaëton s'anéantissant lorsqu'il veut posséder la lumière : expression métaphorique obsessionnelle de la cécité constitutive à la surexposition lumineuse, révélant violemment une forme d'incapacité et d'inconscience humaines.
Le Kunstmuseum permet alors de compléter l'exposition de la collection Guggenheim par une présentation des réalisations architecturales : Frank Lloyd Wright bien entendu, et aussi Frank Gehry pour le musée de Bilbao, et des projets de réalisation à venir comme Taiwan, Guadalajara. Les visiteurs sont attendus par centaines de milliers pour découvrir cet ensemble...
Jean-Baptiste Touja pour Evene.fr - Septembre 2006
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LES FESTIVALS D'ÉTÉ 2008
Pour sa 8e édition, le festival Opéra en plein air propose 'Les Contes d'Hoffmann', de Jacques Offenbach, dans une mise en scène de Julie Depardieu et Stephan Druet. Pas moins de seize représentations sont prévues jusqu'à la mi-septembre dans des lieux prestigieux (jardin du Sénat, Château de Vaux-le-Vicomte...). Et si c'était la meilleure façon de se mettre à l'opéra ?
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Des femmes aux urnes !
Aux Etats-Unis, le 19e amendement à la Constitution, accorde le droit de vote aux femmes. Vingt-cinq ans avant les Françaises, les Américaines deviennent des citoyennes à part entière et acquièrent le droit de se rendre aux urnes.
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1789
Déclaration des droits de l'homme et du citoyen
L’Assemblée nationale adopte la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. Elle met fin au privilège de la naissance, fondement de la société française d’Ancien Régime, en affirmant que "les hommes naissent libres et égaux en droits" (article 1). L’individu remplace les "ordres" (noblesse, clergé, tiers état) comme principe fondamental de la société. Certains voient cependant, dans l’affirmation de la propriété comme droit imprescriptible (article 2), un frein à la révolution en cours, un blocage au changement, en faveur des élites constituées. On notera également une définition floue du "citoyen", génératrice d’exclusion : les femmes en sont le meilleur exemple.
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POURQUOI?
POUR VOTRE DIVERTISSEMENT OU VOTRE CULTURE?
LAISSEZ-NOUS VOS COMMENTAIRES.
MERCI
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C'est avec grand plaisir que ratsdeville (le webzine de la diversité en arts visuels) s'associe au CAQ en tant que partenaire communication et média dans le cadre de « PROVOCATION - ARTundressed ». Je crois sincèrement que cette première édition du Festival d'art érotique de Montréal interpelle le grand public en frappant l'imaginaire d'une façon intelligente et débridée. Les québécois et les québécoises ont besoin d'initiatives de la sorte qui constituent ni plus ni moins qu'une porte d'entrée aux beaux arts et qui risquent, souhaitons-le, d'élargir les mentalités.
It's with great pleasure that ratsdeville (the visual arts' diversity webzine) associates with CAQ as communication and media partner for « PROVOCATION - ARTundressed ». I truly beleive that this first edition of Montreal's first Erotic Art Festival will speak to the public by striking their imagination in an intelligent and open fashion. People in Quebec need initiatives like this one to open the door to fine arts and, let's hope, to widen mentalities.
12 au 17 août | August 12 to 17 vernissage 14 août 18h00 | August 14 ~ 6:00PM conseildesarts.org
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1903 le 11 août
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Des rames en flammes
A Paris, l'incendie de deux rames de métro provoque une coupure de courant. La foule des passagers attendant sur les quais de la station Couronnes est prise au piège. Quatre heures durant, une épaisse fumée empêche l'arrivée du moindre secours. Parvenant enfin sur les lieux du drame, les pompiers découvrent les corps brûlés de 84 personnes. Le public en état de choc exige des responsables.
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10 ans à s'éclater!
La Fête en bref : o Horaire : Vendredi le 15 août 2008 de 16 h à 21 h Samedi le 16 août 2008 de 9 h à 18 h Dimanche le 17 août 2008 de 9 h à 18 h o Lieu : au parc Jean-Drapeau à Montréal, sur l'île Sainte-Hélène. o Près d'une centaine d'activités GRATUITES! Attention, la balade en petit train est payante (2$/pers.). o Information : Ligne Info-Fête Bell au 514 872-0060 ou www.parcjeandrapeau.com
Cet été marque le 10e anniversaire de La Fête des enfants de Montréal Pour ces 10 ans à s'éclater, une célébration conviviale et bigarrée est proposée aux enfants de 0 à 12 ans de la grande région métropolitaine, du Québec et d'ailleurs. Jeux gonflables géants, spectacles de musique, de chanson, de danse et de gymnastique, activités sportives, ateliers de savoir-faire de diverses communautés culturelles, balade en petit train et une foule d'autres surprises vous attendent au parc Jean-Drapeau!
Sur le site, tout a été aménagé en fonction des besoins des familles : aires de pique-nique, consignes à glacières, stationnements pour poussettes, tente à langer, tente d'allaitement, chauffe-biberons et fours à micro-ondes sont à la disposition de tous. Rendez-vous à l'un des trois kiosques Info-fête Bell pour en savoir plus sur La Fête, vous procurer des plans de site ou encore profiter d'un téléphone cellulaire disponible temporairement et gratuitement!
Une journée supplémentaire et un spectacle pour s'éclater encore plus! Pour ses 10 ans, La Fête des enfants de Montréal vous invite à venir célébrer d'une façon unique! Pour s'amuser davantage, une journée de festivités a été ajoutée! Le 15 août à 19 h, « Le show des 10 ans » mettra en vedette Les petites Tounes et Les Bannis (de la populaire émission Ramdam) et pour vous éblouir encore plus, la soirée se terminera sur un éclatant feu d'artifice!
Des tonnes de gratuités! La Fête des enfants de Montréal, c'est près d'une centaine d'activités GRATUITES! De plus, la Société de transport de Montréal (STM) – le transporteur officiel de La Fête – offre la gratuité du transport en commun les 16 et 17 août 2008. Les familles sont invitées à se procurer un laissez-passer dans les pharmacies Jean Coutu participantes de la grande région métropolitaine, dès le 28 juillet. La station de métro Jean-Drapeau vous mènera en plein cœur des festivités!
Pour l'occasion, le samedi 16 et le dimanche 17 août, venez vous baigner au Complexe aquatique de l'île Sainte-Hélène (de 10 h à 20 h) ou apprenez des tas de choses intéressantes sur l'environnement et l'histoire à la Biosphère (de 10 h à 18 h) et au Musée Stewart (de 10 h à 17 h). Découvrez la faune et la flore d'ici et d'ailleurs dans un cadre enchanteur, au Biodôme, au Jardin botanique et à l'Insectarium (ouverts de 9 h à 18 h). C'est GRATUIT!
Pour plus d'information au sujet de La Fête des enfants de Montréal et pour ne rien manquer, visitez vite le www.parcjeandrapeau.com
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10 peintres européens "fantastiques" rendent hommage à Salvador Dali
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Salle Edmond Locart Centre Berthelot, 14 avenue Berthelot, 69007 Lyon
Les Spectres de Dali
"Etre Dieu n'est pas un blasphème", dixit Dali : à l'occasion du centenaire du peintre surréaliste espagnol (né en 1904 et mort en 1989), 10 peintres européens y vont de leur prière et de leurs louanges à ce Dieu de la peinture du XXème siècle. Cela se passe à Lyon, dans le Centre Berthelot, c'est à l'initiative de la jeune et prometteuse association lyonnaise "Dali' on", et c'est un événement unique, heureusement prolongé jusqu'au 11 juillet pour accueillir un public de plus en plus nombreux.
Dix peintres, donc, donnent à voir leur Dali, et les rêves et fantasmes que le catalan a fait éclore dans leur inconscient et sur leurs toiles. Au coeur de cette riche exposition, neuf créations, réalisées spécialement pour le centenaire Dali, parmi lesquelles on remarque vite l' "Hommage à Dali" du tchèque Lukas Kandl, stupéfiant portrait rougeoyant du génie à la fine moustache, et la sombre et géométrique "Icône Dali" de l'allemand Angerer-der-Ältere. La grandiloquente voix de Dali envoûte les esprits, une musique fantastique emplit la salle... que le spectacle commence ! Crucifixions, visages épurés, corps déconstruits, montres molles... tout cela et mille autres coups de génie s'emmêlent dans ces toiles qui multiplient les clins d'oeil à l'oeuvre de Dali. Partout le mystère se pare d'une évidence confondante : un sens se cache derrière ces paysages incohérents, ces couleurs limpides, et cette précision sur-réaliste, mais lequel ? Le spectateur voyage dans ces fantasmagories pour le moins troublantes et finit par croiser son propre inconscient, errant à l'inconnu parmi ces grandes scènes fantastiques. Si certains peintres comme Jacques Resch ("L'Axe du Mal") ou Jean Reus ("Alea") situent leurs oeuvres dans le monde contemporain, ou plutôt situent le monde contemporain dans leurs oeuvres atemporelles, on rencontre aussi de nombreux éléments mythologiques, ceux-là mêmes qui ont inspiré Dali : Léda et le cygne, Ariane, le Labyrinthe, la Méduse... On le voit, les Spectres de Dali le poursuivent même post mortem, et, comme dans le tableau macabre de Jean-Pierre Alaux "La partie inachevée", la mort n'arrête pas les jeux picturaux dont Dali a fixé les règles, les incohérences et les couleurs futuristes. A travers les OEufs de Jean Bailly ou les crucifixions de la polonaise Eli Tiunine, les "paysages en dérangement" de Yo Coquelin et les visions érotico-mystiques de Miguel Garcia, l'univers de Dali se déploie, éthéré, fou et solennel, éclatant et sacré, dans une temporalité molle, voire arrêtée (comme dans l'énigmatique tableau de Michael Mischka "L'OEuf cosmique", dans lequel un bel oeuf immense se pose sur des montagnes). Cette limpide étrangeté, vecteur de fantastique, semble bien être le point de ralliement de ces 10 peintres qui, s'ils partagent une admiration commune pour Dali, n'en sont pas moins auteurs d'oeuvres très différentes les unes des autres - la variété est d'ailleurs un des atouts majeurs de cette exposition.
"Il faut accroître le danger et l'insécurité collectives en désorganisant systématiquement tout, afin de répandre l'angoisse qui, selon la psychanalyse, est le principe même du plaisir". Chantre de la révolte artistique, de l'insertion des rêves les plus bizarres dans le plat monde réel, Dali a assurément été entendu, à l'occasion de cette exposition riche et captivante.
Nicolas Cavaillès (juin 2004)
VOICI QUELQUES LIENS:
http://www.dali2004.org
http://www.salvador-dali.org
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"Entre les murs" en ouverture du Festival du film de New York
AP | 16.07.2008 | 01:40
"Entre les murs", le film de Laurent Cantet qui a remporté la Palme d'or au Festival de Cannes cette année, va être projeté en ouverture du 46e Festival du film de New York.
La Société du cinéma du Centre Lincoln, qui organise le festival, a annoncé que la première soirée, le 26 septembre prochain, sera dédiée au film qui compte le quotidien d'une classe de collège.
Un autre film de M. Cantet, "L'Emploi du temps", avait déjà été projeté au Festival de New York. AP
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TROUPE V’LÀ L’BON VENT
L’histoire de Québec en chansons
Geneviève Riel-Roberge
13-07-2008 | 10h20
La troupe V’là l’Bon vent a fait un tour d’horizon en chansons, ce samedi, des 400 ans de la Ville de Québec avec son spectacle Il y a longtemps que je t’aime… jamais je ne t’oublierai, sur la scène du parc Jean-Roger Durand.
C’est un tour d’horizon en quatre tableaux, des années 1608 à 2008, qu’a offert au public la troupe V’là l’Bon Vent. L’histoire de Québec y était chantée et s’y mêlaient danses, gigues, anecdotes historiques et même une partie de hockey simulée entre Canadiens et Nordiques! Le Carnaval de Québec et ses chansons étaient aussi au programme, sans oublier trompettes et ceintures fléchées.
L’histoire en chansons
Des rappels historiques précédaient chaque chanson, que ce soit au sujet de l’Acte constitutionnel de 1791, de l’arrivée du navire la Capricieuse ou de l’épidémie de choléra amenée par les immigrants irlandais. Des moments comme la première fois que fut chanté l’hymne national du Canada, le 24 juin 1880, ainsi que la première chute du pont de Québec, en 1907, ont aussi été relatés.
Le spectacle ramenait aussi à la vie des chansons chargées d’histoire comme Un Canadien errant ainsi que Ça va venir découragez-vous pas de la Bolduc, composée alors que sévissait la crise économique de 1929.
À travers ce spectacle, c’était non seulement à de belles voix, à des danses, à des anecdotes et même à des gigues et des claquettes qu’avaient droit les spectateurs, mais aussi à une projection appuyant certains passages.
En somme, à un condensé historique qui valait à lui seul le déplacement. Une recherche historique poussée est d’ailleurs à l’origine de la conception du spectacle, peut-on lire au sujet de la présentation de l’évènement appartenant évidemment à la programmation officielle du 400e anniversaire de la fondation de Québec.
D’autres soirs sont prévus, jusqu’au 30 août, pour ce spectacle.
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FESTIVAL DES FILMS FRANÇAIS À VANCOUVER
| Écrit par Yasaman Danesh |
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Cette année, la ville de Vancouver est heureuse de vous convier à son deuxième festival d’été de films français qui se terminera le 14 août prochain. Parmi les films présentés au Cinéma Parc (3440 rue Cambie), notons:
La Vieille Maîtresse, du 25 au 31 juillet.
Film de Catherine Breillat sorti en 2007. Un film classique mais méticuleusement adapté par ses décors, ses images et ses couleurs qui dépeint les grands sentiments du romantisme emprunté d’une fausse galanterie. Nous sommes en 1835, la Marquise de Flers souhaite marier sa petite fille, l’ornement d’une famille aristocrate française, avec un Don Juan incorrigible, Ryno de Marigny. Or, ce dernier est l’amant d’une courtisane abjecte qui elle-même est la fille naturelle d’une duchesse et d’un matador. Ce film se joue dans l’assemblée des leurres, un ange et un démon vont se déchirer pour le même homme.
Catherine Breillat a, comme toujours, voulu faire surgir de son film, une pensée la plus pure, le désir. Elle est une passionnée de la littérature et ce film peut être l’adaptation de La Fille aux Yeux d’Or de Balzac. Le film est une démonstration d’une puissante passion avec la sensualité, le désir et les sentiments purifiés avec beaucoup d’émotions, de grâce et de raffinement. Le casting, l’ambiance, la musique, l’intrigue, le drame et le décor astucieux toujours présents donnent l’impression d’être plongé dans un rêve avec ses illusions et ses vérités.
Un Secret, du 1er au 7 août.
Film de Claude Miller sorti en 2007. Il est l’adaptation cinématographique du roman de Philippe Grimbert paru en 2004. Un film poignant avec une originalité que le passé est en couleur et le présent, en noir et blanc. D’habitude c’est le contraire, mais ici, l’emphase est sur le souvenir resté vif en mémoire. La mise en scène très efficace coupe le souffle tout au long du film.
Après la seconde guerre mondiale, un enfant juif découvre un lourd secret sur les événements qui ont précédé sa naissance. C’est le voyage intérieur de François, cet enfant solitaire qui imagine le passé de ses parents et s’invente un frère. Adolescent, malgré la révélation d’une vérité bouleversante par un membre de la famille, cette vérité sera la clé constructive pour le jeune garçon.
C’est aussi une page de l’histoire qu’il faut montrer aux nouvelles générations. L’histoire de l’holocauste qui est refoulée de la mémoire même de certains Juifs. Une histoire forte, sensible, émouvante, remarquable et magnifiquement interprétée par une pléiade d’excellents comédiens dont Patrick Bruel et Cécile de France.
Deux Jours Pour Tuer, du 8 au 14 août.
Un film de Jean Becker sorti en avril 2008. Ce film brillant est une histoire dévastatrice qui ne laisse que tristesse et drame sur son passage et dépeint magnifiquement l’histoire d’un homme d’une quarantaine d’années qui a tout pour être heureux: maison, argent, amis, famille. Mais en deux jours, il chavire tout, change radicalement de comportement, martèle son entourage par des vérités brutales et s’en va. Comment en est-il arrivé là ?
On est accroché du début à la fin tragique. Ce film étonnant et poignant a été filmé surtout en Irlande, pour provoquer chez les spectateurs, réflexion, ressentiment et tristesse. Ce film magistral est toute la crédibilité d’une histoire quotidienne de toute famille avec des paroles et actes qui ne laissent qu’indignation et déchirement.
Le choix des acteurs est notable. Albert Dupontel semble tellement authentique que l’on aurait dit sa propre histoire ; il est douloureux, expansif et menaçant. Pierre Vaneck y est un honorable et excellent acteur. Et la composition d’acteurs comme Claire Nebout et Christiana Réali a fait de ce film une pure merveille. L’humour souvent crissant n’y manque pas non plus.
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QUE FAIRE À MONTRÉAL?
Les Week-ends du monde au parc Jean-Drapeau
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06-28-2008 au 07-20-2008
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Montréal
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1962 le 12 juillet
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Une poignée de jeunes Britanniques décide de former un groupe de rock. Inspirés par le titre d'une chanson du bluesman américain Muddy Waters, ils choisissent le nom de Rolling Stones. En concurrence avec les Beatles, ils optent pour une image de mauvais garçons. Les tubes s'enchaînent : 'Satisfaction', chanson à forte | | | | |