Créer son blog

Blog mis à jour: 02/07/2008 22:32



   LES ARTISTES CONTEMPORAINS (0 commentaire)
[25/06/2008 22:00]

Le terme "expressionnisme abstrait" présente plusieurs facettes. Ce courant rassemble des oeuvres aussi différentes sur le plan visuel que sur le plan constructif.

Prenons les tableaux de Mark Rothko qui peuvent être considérés "abstraits" mais pas nécessairement "expressifs"; la série des Woman de Willem de Kooning, qui s'inscrit dans la tradition du nu féminin, "figurative" et peinte de manière "expressive" avec l'intention visible du corps, et les légendaires Drip Paintings gestuels de Jackson pollock dans lesquels les coulées et gouttes de peinture intègrent aussi en partie des éléments figuratifs.

Pour ce que vous pouvez admirer présentement dans ce blog, les toiles de Raffalle se situeraient dans ce courant avec quelques nuances.

Donc nous pouvons affirmer qu'il est impossible de placer l'expressionnisme abstrait dans un seul programme esthétique ou une identité de groupe.





   LES OEUVRES DE RAFFALLE (0 commentaire)
[25/06/2008 18:12]

À TOUS CEUX QUI SERAIENT INTÉRESSÉS

À VOIR PLUS DE TABLEAUX DE RAFFALLE

ET

À CEUX QUI VOUDRAIENT ACHETER DES TABLEAUX,

TOUJOURS UTILISER CETTE ADRESSE COURRIEL :

raffalle-artiste@live.ca

MERCI

 





   UNE NOUVELLE ADRESSE (0 commentaire)
[18/06/2008 1:18]

Voici la nouvelle adresse courriel pour rejoindre Raffalle:

                     raffalle-artiste@live.ca





   REPRISE (0 commentaire)
[17/06/2008 18:58]

REGARDONS LES OEUVRES DE RAFFALLE!

Lui-même qualifie ses oeuvres de "modernes et abstraites".

Comment les classer?

Suffit-il de les regarder comme des manifestations uniques et examiner ce qu'elles montrent au lieu de chercher à quel genre, quel style Raffalle appartient? Autant de questions que de genres!!!

De nos jours, plusieurs critiques ne trouvent plus légitime de continuer à répartir la peinture en "genres" diversifiés. Il existe et existera toujours des artistes qui peindront des mythologies, d'autres reçoivent des commandes pour décorer des églises et, enfin, d'autres répondent aux événements du temps. Les portraitistes et les paysagistes existent encore; la peinture figurative et abstraite coexistent avec le "process art et land art" et le dripping de Pollock est toujours présent autour de nous.

Jetons un oeil sur certain des mouvements qui apparaissent avec les débuts de 20e siècle: le cubisme, l'orphisme, l'abstraction lyrique, le suprématisme et les mouvements antistyles qui viennent après le Seconde Guerre Mondiale, bien que tous ces mouvements soient les débuts de l'abstraction.

  • LE CUBISME , inventé par Pablo Picasso, "fragmente les lignes et les surfaces, supprime les détails et les couleurs suggestives, adopte une perspective démultipliée qui envisage le motif sous plusieurs angles. ...la figuration est réintroduite à partir de 1912 par le collage d'éléments hétérogènes, l'apparition de mots, le retour à la couleur initiative et même, ironiquement, au trompe-l'oeil."
  • Robert Delaunay est le créateur de l'ORPHISME, nom donné à son esthétique d'après un néologisme proposé par Apollinaire. Les compositions sont exclusivement fondées sur des disques et des anneaux entiers ou fragmentés et la juxtaposition de couleurs primaires ou complémentaires.
  • L'ABSTRACTION LYRIQUE est surtout représentée par le russe Wassily Kandinsky qiu procède srutout par taches et lignes colorées. Il considère que les formes est les couleurs sont analogues à des notes musicales.
  • En 1915, l'expérience de l'abstraction atteint ce qui peut apparaître comme son point ultime: un autre Russe, Kazimir Malévitch peint un quadrangle uniformément noir sur fond uniformément blanc. C'est ce que l'on appelle une composition SUPRÉMATISTE. Il cherche à introduire dans le tableau une "quatrième dimension qui permette à l'esprit de pénétrer dans un continuum espace-temps".
  • L'EXPRESSIONISME ABSTRAIT, un des mouvements antistyles, se situe plutôt dans la lignée des artistes qui refusent le primat absolu de la géométrie et d'un ordre scientifique et technique. Ils rappellent que le monde est désordre, folie, impureté, parfois absurdité. Les peintres appartenant à cette tendance, travaillent sur de grands formats et réintègrent parfois ou laissent subsister des signes figuratifs.
  • L'ACTION PAINTING OU PEINTURE GESTUELLE caractérise l'art de Jackson Pollock. "Sur de grandes toiles posées à terre, le peintre procède par dripping ou répartition de la peinture en coulées irrégulières... Cette technique transforme entièrement le geste de peindre, engageant non plus seulement la main mais tout le corps dont la gesticulation véhémente est traduite sur la surface peinte.

Donc, les toiles de Raffalle appartiennent-elles à un de ces mouvements? Sûrement! Mais remarquons que plusieurs de ces mouvements s'y retrouvent. On y retrouvent du Pollock, du Kandinsky, du Picasso et plusieurs autres.

 


   Jackson Pollock (0 commentaire)
[17/06/2008 17:35]
Pollock et le chamanisme

Pollock et le chamanisme

Lieu : Pinacothèque de Paris
Dates : du 15 Octobre 2008 au 15 Février 2009


Présentation

La Pinacothèque de Paris présente une exposition des oeuvres inspirées du chamanisme du célèbre peintre américain, Jackson Pollock. Si le fait que Pollock a été attiré, comme les surréalistes, par tout ce qui relève de
l'inconscient, une découverte récente a révélé que le chamanisme des Indiens d'Amérique était l'une des sources les plus importantes de son inspiration. Après la
Seconde Guerre Mondiale, dans le contexte des peurs engendrées par la société américaine, cette pratique aurait apparu pour Pollock comme un moyen efficace de
'transformation spirituelle'. Les
artistes surréalistes furent également séduits par l'art du Chaman, dans le but de se transformer eux-mêmes et ainsi leur approche esthétique du monde. Mais Pollock est sans doute celui qui est allé le plus loin dans cette recherche. Grâce à une quarantaine de tableaux et de nombreux dessins survolant toute sa carrière, cette exposition montrera comment il est possible d'interpréter son oeuvre à travers ce biais. C'est une véritable relecture de son travail à laquelle se livre le commissaire de l'exposition, Stephen Polcari, auteur de l'ouvrage de référence sur le mouvement de l''American Abstract Expressionism'.


   Ce blog... (0 commentaire)
[12/06/2008 16:36]

J'essais dans ce blog de vous présenter les différentes facettes de l'artiste peintre Raffalle, de l'homme, de ce qui l'intéresse et bien d'autres côtés de sa personnalité. Pour que, lors de vos visites, vous appreniez à le connaître mieux et aussi à le comprendre dans son environnement, dans ce qui le captive et dans ses idées. 

Pour ce faire, vous devez visitez le blog sérieusement et avec beaucoup d'ouverture d'esprit...

 


   POURQUOI? POURQUOI? POURQUOI? (0 commentaire)
[12/06/2008 15:32]

Pourquoi ne laissez-vous pas des commentaires? 

Y a-t-il un problème technique qui vous empêche de laisser votre opinion?

Ou est-ce un problème de mon côté, vous n'aimez pas ce que j'écris ou je fais?

S.V.P. Faites-le moi savoir.

Je laisse ici une adresse courriel pour me rejoindre: frannielucci@hotmail.com

Soyez assurés que je veux lire vos commentaires bons ou mauvais! C'est constructif!

Merci

 


   EXHIBITION (0 commentaire)
[29/05/2008 19:22]

SEEKING FOR A PLACE TO EXPOSE SOME OF THE PAINTINGS FROM RAFFALLE.

CONTACT: frannielucci@hotmail.com


   EXPOSITION (0 commentaire)
[29/05/2008 19:17]

NOUS SOMMES À LA RECHERCHE D'UN LOCAL, D'UNE GALERIE, EN D'AUTRES MOTS, D'UN ESPACE DE MUR, POUR EXPOSER CERTAINES TOILES.

CONTACTEZ: frannielucci@hotmail.com


   POUR UN APERÇU DE LA PEINTURE QUÉBÉCOISE (0 commentaire)
[29/05/2008 18:52]

SI VOUS ÊTES INTÉRESSÉ À AVOIR PLUS DE DÉTAILS SUR LA PEINTURE QUÉBÉCOISE ET SES PEINTRES:

http://fr.wikipedia.org/wiki/Cat%C3%A9gorie:Peintre_qu%C3%A9b%C3%A9cois


   LES AUTOMATISTES »» PAUL-ÉMILE BORDUAS (0 commentaire)
[29/05/2008 18:37]

Les Automatistes étaient un groupe d'artistes dissidents de Montréal, au Québec actifs entre 1945 et 1954.

Le mouvement fut fondé en 1942 par le peintre Paul-Émile Borduas. Le surréalisme ainsi que la psychanalyse furent deux courants de pensée qui inspirèrent grandement les automatistes. À l'encontre des surréalistes, les "Automatistes" préconisaient une approche intuitive expérimentale non représentative conduisant à un renouvellement en profondeur du langage artistique. Les premières œuvres résultant de ces expériences s'apparentaient à l'expressionnisme abstrait, malgré l'absence de liens entre le groupe montréalais et new-yorkais.

On reconnaît généralement que l'exposition de quarante-cinq gouaches de Paul-Émile Borduas, au mois d'avril 1942, au Foyer de l'Ermitage, à Montréal, fut le point de départ du mouvement. Une jeunesse enthousiaste se joignit alors à ce professeur, adoptant ses idées et son projet.

D'abord initié dans le milieu des arts visuels (peinture, dessin, sculpture, etc.), il s'étendit à d'autres disciplines artistiques: la poésie, la danse et le théâtre. La première manifestation publique du groupe eut lieu en mars 1946 dans le cadre d'une exposition organisée dans une boutique désaffectée de la rue Amherst à Montréal. La publication du manifeste Refus global, le 9 août 1948, définira leur vision politique.

Le mouvement regroupait: les peintres Marcel Barbeau, Roger Fauteux, Jean-Paul Riopelle, Pierre Gauvreau, Fernand Leduc, Jean-Paul Mousseau, et Marcelle Ferron; les écrivains Claude Gauvreau et Thérèse Renaud; les danseuses et chorégraphes Françoise Sullivan, Françoise Riopelle et Jeanne Renaud; la designer Madeleine Arbour; l'actrice Muriel Guilbault et le photographe Maurice Perron. Ils étaient entourés de jeunes intellectuels, notamment le psychiatre psychanalyste Bruno Cormier.

C'est le journaliste et communicateur, Tancrède Marcil Jr., qui, le premier, nomma le groupe "Les Automatistes" dans sa critique de leur seconde exposition à Montréal (15 février au 1er mars 1947). Cet article fut publié dans Le Quartier latin, le journal étudiant de l' Université de Montréal. Ce nom lui avait été inspiré par le discours esthétique des exposants eux-mêmes au cours du vernissage, notamment celui de son chef de file, Paul-Émile Borduas, et celui du poète Claude Gauvreau, qui prônaient le recours une écriture automatique inspirée des pratiques surréalistes.

Paul-Émile Borduas distingue trois modes d'automatismes: mécanique, psychique, surrationnel

     •    mécanique: « produit par des moyens strictement   physiques, plissage, grattage, frottements, dépôts, fumage, gravitation, rotation, etc. »

  • psychique: « en littérature: écriture sans critique du mouvement de la pensée. »
  • surrationnel: « écriture plastique non préconçue. Une forme en appelle une autre jusqu'au sentiment de l'unité, ou de l'impossibilité d'aller plus loin sans destruction. »

Sans s'être séparés radicalement, les Automatistes ont interrompu leurs activités communes en 1954, après l'exposition "La matière chante" organisée par Claude Gauvreau. Le départ pour l'étranger de la plupart d'entre eux, particulièrement celui de Borduas pour New York, en 1953, puis Paris, en 1956, a précipité la dissolution effective du groupe. Cependant, les Automatistes ont constamment maintenu des liens entre eux par-delà le temps et l'évolution de leurs recherches esthétiques respectives.

 

  

 

 

 


   RESSEMBLANCES? (0 commentaire)
[29/05/2008 18:23]

TROUVEZ-VOUS CERTAINES RESSEMBLANCES ENTRE LES TOILES DE FRANZ KLINE, CELLES DE PAUL-ÉMILE BORDUAS, CELLES DE JACKSON POLLOCK ET CELLES DE RAFFALLE?

POUR VISUALISER LES TOILES DE RAFFALLE, VOUS N'AVEZ QU'À CLIQUER SUR ALBUM PHOTOS SUR  LE CÔTÉ DROIT DE VOTRE ÉCRAN.

                CONTINUEZ DE RÉPONDRE SUR :

                  frannielucci@hotmail.com

ou maintenant: raffalle-artiste@live.com

ou vous pouvez toujours laisser un commentaire, ce qui est toujours apprécié!

Merci


   FRANZ KLINE (SUITE) (0 commentaire)
[29/05/2008 18:11]

POUR EN SAVOIR PLUS: http://www.prefigurations.com/numero7noir/htm7noir/revue_noir1mettling_kline.htm

Franz Kline 1910-1962

 

"You paint the way you have to in order to give. That's life itself, and someone will look and say it is the product of knowing, but it has noting to do with knowing, it has to do with giving."

-- Franz Kline

American Abstract Expressionist painter, born in Wilkes-Barre, Pennsylvania. Studied painting in the Art Department, Boston University, 1931-5 and at Heatherley's School in London 1937-8, then settled in New York. Began by painting views of New York in the tradition of Sloan and Glackens, and also portraits and seated figures. Some of his works from c.1946 were abstract or had a Cubist structure; began in 1950 to make vigorous large-scale calligraphic abstract paintings in black and white. His first one-man exhibition at the Egan Gallery, New York, in 1950 quickly led to his recognition as one of the leading Abstract Expressionists. From 1958 he introduced strong colours into some of his works. Died in New York.

http://www.beatmuseum.org/kline/franzkline.html

 


   QUI EST FRANZ KLINE? (0 commentaire)
[29/05/2008 17:59]

http://www.ncartmuseum.org/collections/highlights/20thcentury/20th/1950-2000/024_lrg.shtml  

Franz Kline est un peintre américain du XXe siècle. Il est né le 23 mai 1910 à Wilkes-Barre, en Pennsylvanie, et mort le 13 mai 1962 à New York.

http://teacupgardener.stumbleupon.com/tag/painting/ 

Il est l'une des figures majeures de l'expressionnisme abstrait,situé principalement( mais non uniquement) à New York dans les années 1940 et 1950, comme son ami Willem de Kooning. Il pratiquait l'action painting : peignant de larges toiles en noir et blanc selon des schémas néanmoins pré-établis.

Comme Jackson Pollock et d'autres expressionnistes abstraits, il est considéré comme faisant partie de l' Action Painting en raison de sa peinture apparemment spontanée et intense, s'intéressant moins, plus exactement pas du tout, aux formes ou au langage figuré, qu'aux mouvements de brosse et à l'utilisation de la toile. Dans la majeure partie des œuvres de Kline (représentatives et de la maturité), pourtant, plus que l'expression, c'est la spontanéité qui est pratiquée. Il préparait beaucoup de croquis d'ébauche ,généralement sur les pages d'annuaires téléphoniques usagés, avant d'aller faire son travail « spontané ».

Les peintures les plus connues de Kline sont en noir et blanc. Kline a réintroduit la couleur dans ses peintures autour de 1955. Ainsi, après 1959, il a utilisé plus systématiquement la couleur dans plusieurs de ses peintures les plus importantes. Les peintures de Kline sont d'une subtilité trompeuse. Alors qu'en général ses peintures ont un impact dynamique, spontané et dramatique, il est intéressant de voir comment Kline renvoie à ses schémas compositionnels. Kline a soigneusement rendu plusieurs de ses images plus complexes à partir d'études. Il semble y avoir des références à la calligraphie japonaise dans les peintures noires et blanches de Kline, bien qu'il ait toujours nié ce rapprochement. Les ponts, les tunnels, les bâtiments, les moteurs, les chemins de fer et d'autres images architecturales et industrielles sont souvent mentionnés comme sources d'inspiration de Kline.

La méthode, le style le plus reconnaissable de Kline vient d'une suggestion faite par son ami Willem De Kooning. En 1948, de Kooning suggéra à un Kline artistiquement frustré d'apporter un croquis pour le projeter avec un épiscope Bell Opticon qu'il avait dans son atelier. Kline a décrit la projection comme cela :

"A four by five inch black drawing of a rocking chair...loomed in gigantic black strokes which eradicated any image, the strokes expanding as entities in themselves, unrelated to any entity but that of their own existence."(Un dessin de 4 par 5 pouces d'un rocking chair…surgit dans une gigantesque touche noire qui éradique toute image, la touche étendue comme une entité en elle-même, sans relation à une autre entité que celle de sa propre existence)


Kline a créé des peintures dans le style de ce qu'il a vu ce jour-là, durant toute sa vie. En 1950, il a exposé beaucoup de travaux dans ce style à la Charles Egan Gallery.


   VENTE DE TOILES (0 commentaire)
[28/05/2008 21:59]

UNE CINQUANTAINE DE TOILES,

DE TOUTES GRANDEURS ET

À BONS PRIX

SONT EN VENTE PRÉSENTEMENT.

PRIÈRE DE CONTACTER :

frannielucci@hotmail.com

POUR VOIR DES PHOTOS OU PRENDRE UN RENDEZ-VOUS.

MERCI


   BONNE OU MAUVAISE? (0 commentaire)
[27/05/2008 20:13]

QU'ATTENDEZ-VOUS D'UNE TOILE, D'UN TABLEAU?

EST-CE SIMPLEMENT QUELQUE CHOSE QUE VOUS SUSPENDREZ DANS VOTRE SÉJOUR?

OU SI VOUS EN ATTENDEZ PLUS?

SVP DIRIGEZ VOS RÉPONSES VERS CE COURRIEL frannielucci@hotmail . IL SEMBLE Y AVOIR UN PROBLÈME AVEC LES COMMENTAIRES SUR LE BLOG.

MERCI


   CONNAISSEZ-VOUS PAUL-ÉMILE BORDUAS? (1 commentaire)
[22/05/2008 3:14]

Paul-Émile Borduas

Le peintre et sculpteur québécois Paul-Émile Borduas a représenté une conception très différente de la vie et de l'art au Canada. Il est surtout connu pour ses peintures abstraites, considérées maintenant comme importantes parce qu'elles annonçaient le début d'une transformation générale de la peinture canadienne. Les oeuvres abstraites de Borduas ne plurent pas toujours au public. À l'époque, en fait, certains voyaient sa peinture et ses opinions comme révolutionnaires, et même dangereux. En 1948, il perdit son emploi de professeur de dessin à l'École du meuble de Montréal après la publication de son manifeste intitulé Le Refus global, une critique sévère de la culture canadienne-française. De nos jours encore, les tableaux abstraits de Borduas peuvent sembler déroutants quand on les voit pour la première fois.

Borduas, Paul-Émile, peintre (Saint-Hilaire, Qc, 1er nov. 1905 -- Paris, France, 22 févr. 1960). Chef de file du mouvement AUTOMATISTE et auteur principal du manifeste REFUS GLOBAL, Paul-Émile Borduas a une profonde influence sur le développement des arts au Québec. Il a la chance, dans sa jeunesse, de rencontrer Ozias LEDUC, qui habite le rang des Trente à Saint-Hilaire. Celui-ci lui fit faire son premier apprentissage de peintre en l'emmenant avec lui à Sherbrooke, à Halifax et à Montréal (baptistère de l'église Notre-Dame et église des Saints-Anges à Lachine) et en l'initiant à la décoration d'église. Ozias Leduc l'encourage à s'inscrire à l'École des beaux-arts de Montréal (1923-1927) et obtient de Mgr Olivier Maurault, alors curé de Notre-Dame à Montréal, les crédits nécessaires pour l'envoyer ensuite étudier en France (1928-1930), aux Ateliers d'art sacré, dirigés par Maurice Denis et Georges Desvallières à Paris. Ce premier contact avec l'Europe est extrêmement important pour le jeune Borduas, lui faisant découvrir les peintres de l'école de Paris, de Pascin à Renoir. Cependant, contrairement à son confrère Alfred PELLAN, qui passera 14 ans à Paris, Borduas n'a pas alors de contact avec les surréalistes.

 
« Black Star »
« Black Star »
Paul-Émile Borduas, 1957, huile sur toile (avec la permission du Musée des beaux-arts de Montréal).
De retour au Canada, il ne peut se lancer dans la carrière de décorateur d'église, à l'instar de son maître « Monsieur Leduc » et pour laquelle il est parfaitement préparé, à cause de la crise économique. Il doit se rabattre sur l'enseignement du dessin dans les écoles primaires de la métropole. En 1937, il obtient un poste à l'École du meuble, poste tout de même plus à la hauteur de ses aspirations. Durant toute cette période, il peint peu et détruit beaucoup de tableaux. Sa peinture est encore figurative et trahit les influences de ses maîtres parisiens, de James W. MORRICE et finalement de Cézanne et de Rouault. La découverte du surréalisme et la lecture de « Château étoilé » d'André Breton, un texte qui va devenir le chapitre V de L'Amour fou, mais que Borduas lit dans la revue Minotaure est déterminante pour la suite de son développement. Breton y cite le fameux conseil de Léonard de Vinci, enjoignant ses élèves à regarder longuement un vieux mur pour y voir apparaître dans ses craquelures et ses taches des formes que le peintre n'a qu'à copier par la suite. Cela donne l'idée à Borduas de considérer la feuille de papier ou la toile sur laquelle il veut peindre comme une sorte d'écran paranoïaque. En y traçant au hasard (« automatiquement », sans idée préconçue) quelques traits, Borduas recrée le « vieux mur » de Léonard. Il n'a alors qu'à y découvrir des formes, les compléter, puis dans une seconde étape les détacher du fond par la couleur. L'automatisme pictural est né.

Borduas vit à New York de 1953 à 1955, y rencontrant des conditions moins étouffantes qu'au Québec. Sa peinture connaît un épanouissement extraordinaire au contact de l'expressionnisme abstrait américain, dont il visite les expositions. Il y rencontre quelques expressionnistes abstraits, dont apparemment Franz Kline. Les signes s'envolen (1953), dont le titre est symbolique du sentiment qui l'anime, annonce la dissolution de l'objet dans sa peinture. Celle-ci devient de plus en plus matérielle, le peintre ne travaillant plus qu'à la spatule. Sa première exposition à New York se fait à la Galerie Gisèle Passedoit, mais c'est finalement Martha Jackson qui représente Borduas à New York. Pendant le même temps, son élève Jean Paul RIOPELLE expose déjà à la Pierre Matisse Gallery, une galerie beaucoup plus prestigieuse. Même si la critique américaine a conscience que Borduas a été le « professeur » de Riopelle et va jusqu'à saluer en lui « le Courbet du XXe siècle », elle s'enthousiasme davantage pour la peinture de Riopelle, ce qui contribua grandement à les éloigner l'un de l'autre.

Espérant être mieux reconnu en France, Borduas part pour Paris en 1955. Toutefois, cet exil parisien lui est particulièrement pénible. Il n'y rencontre pas le succès espéré, n'obtenant sa première exposition solo à Paris qu'en 1959 à la Galerie Saint-Germain, donc quatre ans après son arrivée et un an avant sa mort. Sans beaucoup d'amis sauf Michel Camus, Marcelle FERRON et de rares visiteurs canadiens comme les collectionneurs Gisèle et Gérard Lortie, Borduas s'ennuie à Paris et sa santé décline. Ses derniers tableaux sont tout en contraste de noir et de blanc, avec parfois une autre couleur, comme dans L'Étoile noire (1957), probablement son chef-d'oeuvre. Plus près de Piet Mondrian, de Pierre Soulages ou de Franz Kline à Paris, Borduas s'est détaché complètement du surréalisme, n'ayant gardé de l'automatisme que sa manière spontanée d'appliquer la peinture sur son support. Ses dernières toiles, calligraphiques pour ainsi dire, reflètent son projet (jamais réalisé) d'un nouvel exil, au Japon cette fois. Bien que sa production demeure recherchée par les collectionneurs canadiens (les marchands de tableaux Max Stern de la Dominion Gallery de Montréal et G. Blair Laing de la galerie torontoise du même nom le visitent et lui achètent des tableaux), Borduas n'arrive pas à percer le marché européen. De plus en plus seul, rêvant de revenir au pays, Borduas meurt à Paris en 1960, laissant derrière lui une oeuvre considérable particulièrement bien représentée dans les musées canadiens (Musée des beaux arts du Canada à Ottawa, Musée des beaux-arts de l'Ontario, Vancouver Art Gallery, Musée d'art contemporain et Musée des beaux arts de Montréal).

De 1956 à 1960, Borduas voyage : l’Italie et la Sicile, la Belgique, le Portugal, l’Espagne, l’Allemagne, la Grèce et la Suisse. Les expositions de ses œuvres se succèdent au rythme de ses voyages.


   OEUVRE COMMUNE RÉALISÉE EN 1940-41 (0 commentaire)
[19/05/2008 2:37]

POLLOCK RÉALISE UNE ŒUVRE REMARQUABLE À DEUX POINTS DE VUE :

 

-          IL S’AGIT DE LA SEULE EXÉCUTÉE AVEC D’AUTRES PEINTRES SOIENT WILLIAM BAZIOTES ET GERÔME KAMROWSKI;

-          ELLE PROUVE QUE LE FAIT DE PROJETER DE LA PEINTURE SUR LA TOILE ÉTAIT UNE MÉTHODE FAMILIÈRE AUX AUTRES ARTISTES. LES TROIS ARTISTES UTILISENT LA TECHNIQUE DU DRIPPING ET DU POURING COMME SI CELA ALLAIT DE SOI. DONC CELA PROUVE BIEN QUE CES TECHNIQUES ÉTAIENT FAMILIÈRES ET QUE L’IMPORTANCE DE POLLOCK POUR L’HISTOIRE DE LA PEINTURE NE PEUT PAS SE MESURER UNIQUEMENT AUX MÉTHODES QU’IL A UTILISÉES.

VOICI COMMENT LES CHOSES SE PASSENT :

-          POLLOCK, LE PEINTRE WILLIAM BAZIOTES (1912-1963) ET LE SCULPTEUR      GERÔME KAMROWSKI (NÉ EN 1914), ÉPROUVENT SUBITEMENT L’ENVIE DE TRAVAILLER ENSEMBLE SUR UNE TOILE ÉCLABOUSSÉE DE PEINTURE. L’UN APRÈS L’AUTRE, LES ARTISTES PROJETTENT AU COUTEAU DE LA PEINTURE SUR LA TOILE ET KAMROWSKI RAPPORTERA AVEC QUELLE INTENSITÉ ET QUELLE CONCENTRATION POLLOCK TRAVAILLE ET IL NE SEMBLE PAS QUE LA TECHNIQUE UTILISÉE AIT PARUE ÉTONNANTE OU REMARQUABLE À L’UN DES COMPAGNONS DE POLLOCK.