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Paul-Émile Borduas
Le peintre et sculpteur québécois Paul-Émile Borduas a représenté une conception très différente de la vie et de l'art au Canada. Il est surtout connu pour ses peintures abstraites, considérées maintenant comme importantes parce qu'elles annonçaient le début d'une transformation générale de la peinture canadienne. Les oeuvres abstraites de Borduas ne plurent pas toujours au public. À l'époque, en fait, certains voyaient sa peinture et ses opinions comme révolutionnaires, et même dangereux. En 1948, il perdit son emploi de professeur de dessin à l'École du meuble de Montréal après la publication de son manifeste intitulé Le Refus global, une critique sévère de la culture canadienne-française. De nos jours encore, les tableaux abstraits de Borduas peuvent sembler déroutants quand on les voit pour la première fois.
Borduas, Paul-Émile, peintre (Saint-Hilaire, Qc, 1er nov. 1905 -- Paris, France, 22 févr. 1960). Chef de file du mouvement AUTOMATISTE et auteur principal du manifeste REFUS GLOBAL, Paul-Émile Borduas a une profonde influence sur le développement des arts au Québec. Il a la chance, dans sa jeunesse, de rencontrer Ozias LEDUC, qui habite le rang des Trente à Saint-Hilaire. Celui-ci lui fit faire son premier apprentissage de peintre en l'emmenant avec lui à Sherbrooke, à Halifax et à Montréal (baptistère de l'église Notre-Dame et église des Saints-Anges à Lachine) et en l'initiant à la décoration d'église. Ozias Leduc l'encourage à s'inscrire à l'École des beaux-arts de Montréal (1923-1927) et obtient de Mgr Olivier Maurault, alors curé de Notre-Dame à Montréal, les crédits nécessaires pour l'envoyer ensuite étudier en France (1928-1930), aux Ateliers d'art sacré, dirigés par Maurice Denis et Georges Desvallières à Paris. Ce premier contact avec l'Europe est extrêmement important pour le jeune Borduas, lui faisant découvrir les peintres de l'école de Paris, de Pascin à Renoir. Cependant, contrairement à son confrère Alfred PELLAN, qui passera 14 ans à Paris, Borduas n'a pas alors de contact avec les surréalistes.
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« Black Star » Paul-Émile Borduas, 1957, huile sur toile (avec la permission du Musée des beaux-arts de Montréal). |
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De retour au Canada, il ne peut se lancer dans la carrière de décorateur d'église, à l'instar de son maître « Monsieur Leduc » et pour laquelle il est parfaitement préparé, à cause de la crise économique. Il doit se rabattre sur l'enseignement du dessin dans les écoles primaires de la métropole. En 1937, il obtient un poste à l'École du meuble, poste tout de même plus à la hauteur de ses aspirations. Durant toute cette période, il peint peu et détruit beaucoup de tableaux. Sa peinture est encore figurative et trahit les influences de ses maîtres parisiens, de James W. MORRICE et finalement de Cézanne et de Rouault. La découverte du surréalisme et la lecture de « Château étoilé » d'André Breton, un texte qui va devenir le chapitre V de L'Amour fou, mais que Borduas lit dans la revue Minotaure est déterminante pour la suite de son développement. Breton y cite le fameux conseil de Léonard de Vinci, enjoignant ses élèves à regarder longuement un vieux mur pour y voir apparaître dans ses craquelures et ses taches des formes que le peintre n'a qu'à copier par la suite. Cela donne l'idée à Borduas de considérer la feuille de papier ou la toile sur laquelle il veut peindre comme une sorte d'écran paranoïaque. En y traçant au hasard (« automatiquement », sans idée préconçue) quelques traits, Borduas recrée le « vieux mur » de Léonard. Il n'a alors qu'à y découvrir des formes, les compléter, puis dans une seconde étape les détacher du fond par la couleur. L'automatisme pictural est né.
Borduas vit à New York de 1953 à 1955, y rencontrant des conditions moins étouffantes qu'au Québec. Sa peinture connaît un épanouissement extraordinaire au contact de l'expressionnisme abstrait américain, dont il visite les expositions. Il y rencontre quelques expressionnistes abstraits, dont apparemment Franz Kline. Les signes s'envolen (1953), dont le titre est symbolique du sentiment qui l'anime, annonce la dissolution de l'objet dans sa peinture. Celle-ci devient de plus en plus matérielle, le peintre ne travaillant plus qu'à la spatule. Sa première exposition à New York se fait à la Galerie Gisèle Passedoit, mais c'est finalement Martha Jackson qui représente Borduas à New York. Pendant le même temps, son élève Jean Paul RIOPELLE expose déjà à la Pierre Matisse Gallery, une galerie beaucoup plus prestigieuse. Même si la critique américaine a conscience que Borduas a été le « professeur » de Riopelle et va jusqu'à saluer en lui « le Courbet du XXe siècle », elle s'enthousiasme davantage pour la peinture de Riopelle, ce qui contribua grandement à les éloigner l'un de l'autre.
Espérant être mieux reconnu en France, Borduas part pour Paris en 1955. Toutefois, cet exil parisien lui est particulièrement pénible. Il n'y rencontre pas le succès espéré, n'obtenant sa première exposition solo à Paris qu'en 1959 à la Galerie Saint-Germain, donc quatre ans après son arrivée et un an avant sa mort. Sans beaucoup d'amis sauf Michel Camus, Marcelle FERRON et de rares visiteurs canadiens comme les collectionneurs Gisèle et Gérard Lortie, Borduas s'ennuie à Paris et sa santé décline. Ses derniers tableaux sont tout en contraste de noir et de blanc, avec parfois une autre couleur, comme dans L'Étoile noire (1957), probablement son chef-d'oeuvre. Plus près de Piet Mondrian, de Pierre Soulages ou de Franz Kline à Paris, Borduas s'est détaché complètement du surréalisme, n'ayant gardé de l'automatisme que sa manière spontanée d'appliquer la peinture sur son support. Ses dernières toiles, calligraphiques pour ainsi dire, reflètent son projet (jamais réalisé) d'un nouvel exil, au Japon cette fois. Bien que sa production demeure recherchée par les collectionneurs canadiens (les marchands de tableaux Max Stern de la Dominion Gallery de Montréal et G. Blair Laing de la galerie torontoise du même nom le visitent et lui achètent des tableaux), Borduas n'arrive pas à percer le marché européen. De plus en plus seul, rêvant de revenir au pays, Borduas meurt à Paris en 1960, laissant derrière lui une oeuvre considérable particulièrement bien représentée dans les musées canadiens (Musée des beaux arts du Canada à Ottawa, Musée des beaux-arts de l'Ontario, Vancouver Art Gallery, Musée d'art contemporain et Musée des beaux arts de Montréal).
De 1956 à 1960, Borduas voyage : l’Italie et la Sicile, la Belgique, le Portugal, l’Espagne, l’Allemagne, la Grèce et la Suisse. Les expositions de ses œuvres se succèdent au rythme de ses voyages.
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ok loah!
vos images sont poch.
Ecrit par: ... | 08/06/2008 3:34
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 "Raffalle" (prononcez Raphaël) artiste peintre
D'adoption montréalaise depuis presque dix ans, Raffalle, un italien de Toronto, n'a jamais peint avant 1999... Dans son métier de rénovations, souvent, il joue avec les couleurs pour son client. Il aime mélanger les couleurs. À cause de sa santé, quelques années après son arrivée, il prend de moins en moins de contrat et travaille dans son studio à la maison. Pendant quelques années, sa maison lui sert de galerie. Aux deux semaines, les clients réguliers sont invités à venir voir les oeuvres. Ils amènent des amis...et des connaissances... C'est ainsi que sa clientèle s'agrandit.
Après son déménagement en banlieue, les clients suivent mais il n'est plus question d'exposer les toiles faute de mur! Les ventes se font de bouche à oreille et sur rendez-vous seulement.
Son style se raffine mais demeure sensiblement le même depuis ses débuts en 1999: beaucoup de présence, du mouvement, de la précision, quelquefois avec agilité et parfois avec vigueur.
Un grand nombre de toiles entre 7pi x 10pi et 8po x 10po sont vendues, on les retrouvent un peu partout dans le monde, soit au Canada, aux États-Unis et en Angleterre.
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