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   LES AUTOMATISTES »» PAUL-ÉMILE BORDUAS
[29/05/2008 18:37]

Les Automatistes étaient un groupe d'artistes dissidents de Montréal, au Québec actifs entre 1945 et 1954.

Le mouvement fut fondé en 1942 par le peintre Paul-Émile Borduas. Le surréalisme ainsi que la psychanalyse furent deux courants de pensée qui inspirèrent grandement les automatistes. À l'encontre des surréalistes, les "Automatistes" préconisaient une approche intuitive expérimentale non représentative conduisant à un renouvellement en profondeur du langage artistique. Les premières œuvres résultant de ces expériences s'apparentaient à l'expressionnisme abstrait, malgré l'absence de liens entre le groupe montréalais et new-yorkais.

On reconnaît généralement que l'exposition de quarante-cinq gouaches de Paul-Émile Borduas, au mois d'avril 1942, au Foyer de l'Ermitage, à Montréal, fut le point de départ du mouvement. Une jeunesse enthousiaste se joignit alors à ce professeur, adoptant ses idées et son projet.

D'abord initié dans le milieu des arts visuels (peinture, dessin, sculpture, etc.), il s'étendit à d'autres disciplines artistiques: la poésie, la danse et le théâtre. La première manifestation publique du groupe eut lieu en mars 1946 dans le cadre d'une exposition organisée dans une boutique désaffectée de la rue Amherst à Montréal. La publication du manifeste Refus global, le 9 août 1948, définira leur vision politique.

Le mouvement regroupait: les peintres Marcel Barbeau, Roger Fauteux, Jean-Paul Riopelle, Pierre Gauvreau, Fernand Leduc, Jean-Paul Mousseau, et Marcelle Ferron; les écrivains Claude Gauvreau et Thérèse Renaud; les danseuses et chorégraphes Françoise Sullivan, Françoise Riopelle et Jeanne Renaud; la designer Madeleine Arbour; l'actrice Muriel Guilbault et le photographe Maurice Perron. Ils étaient entourés de jeunes intellectuels, notamment le psychiatre psychanalyste Bruno Cormier.

C'est le journaliste et communicateur, Tancrède Marcil Jr., qui, le premier, nomma le groupe "Les Automatistes" dans sa critique de leur seconde exposition à Montréal (15 février au 1er mars 1947). Cet article fut publié dans Le Quartier latin, le journal étudiant de l' Université de Montréal. Ce nom lui avait été inspiré par le discours esthétique des exposants eux-mêmes au cours du vernissage, notamment celui de son chef de file, Paul-Émile Borduas, et celui du poète Claude Gauvreau, qui prônaient le recours une écriture automatique inspirée des pratiques surréalistes.

Paul-Émile Borduas distingue trois modes d'automatismes: mécanique, psychique, surrationnel

     •    mécanique: « produit par des moyens strictement   physiques, plissage, grattage, frottements, dépôts, fumage, gravitation, rotation, etc. »

  • psychique: « en littérature: écriture sans critique du mouvement de la pensée. »
  • surrationnel: « écriture plastique non préconçue. Une forme en appelle une autre jusqu'au sentiment de l'unité, ou de l'impossibilité d'aller plus loin sans destruction. »

Sans s'être séparés radicalement, les Automatistes ont interrompu leurs activités communes en 1954, après l'exposition "La matière chante" organisée par Claude Gauvreau. Le départ pour l'étranger de la plupart d'entre eux, particulièrement celui de Borduas pour New York, en 1953, puis Paris, en 1956, a précipité la dissolution effective du groupe. Cependant, les Automatistes ont constamment maintenu des liens entre eux par-delà le temps et l'évolution de leurs recherches esthétiques respectives.

 

  

 

 

 






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A propos de l'auteur

"Raffalle" (prononcez Raphaël) artiste peintre

D'adoption montréalaise depuis presque dix ans, Raffalle, un italien de Toronto, n'a jamais peint avant 1999...                                       Dans son métier de rénovations, souvent, il joue avec les couleurs pour son client. Il aime mélanger les couleurs.                                     À cause de sa santé, quelques années après son arrivée, il prend de moins en moins de contrat et travaille dans son studio à la maison. Pendant quelques années, sa maison lui sert de galerie. Aux deux semaines, les clients réguliers sont invités à venir voir les oeuvres. Ils amènent des amis...et des connaissances... C'est ainsi que sa clientèle s'agrandit.

Après son déménagement en banlieue, les clients suivent mais il n'est plus question d'exposer les toiles faute de mur! Les ventes se font de bouche à oreille et sur rendez-vous seulement. 

Son style se raffine mais demeure sensiblement le même depuis ses débuts en 1999: beaucoup de présence, du mouvement, de la précision, quelquefois avec agilité et parfois avec vigueur. 

Un grand nombre de toiles entre 7pi x 10pi et 8po x 10po sont vendues, on les retrouvent un peu partout dans le monde, soit au Canada, aux États-Unis et en Angleterre.                                         

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